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On n'a jamais vu cela ailleurs |
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Adjoint au maire de Leipzig chargé de l'Urbanisme et de l'Aménagement, Martin zur Nedden
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Entretien avec l'adjoint au maire de Leipzig chargé de l'Urbanisme et de l'Aménagement, Martin zur Nedden (SPD) au sujet de l'exposition «Neu Bau Land» publié par le journal LVZ.
Question: L'exposition ouvrira ses portes mercredi au public. Pourquoi a - t- elle lieux précisément à Leipzig?
Martin zur Nedden: Le musée d'Architecture de Francfort-sur-le-Main prenait déjà contact avec le musée des Beaux Arts de Leipzig lors de la phase de préparation de l'exposition, et c'est ainsi que l'on pensa à mener le «projet» à Leipzig également. Ceci n'aurait certainement pas été possible avant 2008, et seulement sans le maquettes. Je me suis rendu à Francfort en juin 2007 pour l'ouverture de l'exposition car on avait exposé un grand nombre de batiments venant de Leipzig, 17 sur 145. C'est en discutant entre autre avec Peter Cachola Schmal, directeur du musée, qu'il nous parut evident de vouloir montrer au plus vite cette exposition à Leipzig, pour la simple raison qu'elle est actuelle. C'est grace entre autre au soutien du LVZ que nous sommes aujourd'hui la seule ville de l'ancienne Allemagne de l'est à offrir à ses habitants une vue d'ensemble du développement de l'aménagement en Allemagne de l'est après la réunification.
Question: Qu'en attendez vous?
Martin zur Nedden: Deux choses. D'une part, on se rend compte grace aux photos, films, et maquettes grand format qu'une architecture remarquable est née en Allemagne de l'est pendant ces 17 dernières années. De l'amphithéatre de l'université de Zittau au centre de technologie et de recherche de Wismar on n'a jamais vu cela ailleurs. Les travaux de qualité ne sont pas seulement ceux qui ont attrait aux grands projets tels que le musée des Beaux Arts de Leipzig, le nouveau parc des expositions de Leipzig ou encore le batiment central de BMW qui sont représentés par des maquettes. Un grand nombre de petites maisons, comme les villas de Leinefelde sont aussi de travaux impressionnants.
Question: Et d'autre part?
Martin zur Nedden: Bien sur, il y a eu aussi quelques échecs. La seconde partie de l'exposition se consacre aux reconstructions de la ville dues à la perte d'habitants. Là aussi je trouve la comparaison entre Leipzig, Halle, Cottbus et Hoyerswerda intéressante. C'est aux commissaires de l'exposition que revient le mérite de rendre ce thème accessible, tant aux spécialistes qu'aux habitants des «nouveaux états».
Question: À Leinefelde en Thüringe, on a détruit les blocs de batiments de l'ancienne RDA pour les transformer en pavillons. Pourquoi est – ce que l'on ne procède pas de la meme facon à Grünau?
Martin zur Nedden: D'une certaine manière, nous pourrions nous imaginer cela aussi ici. Quelques projets similaires avaient vu le jour à Grünau, mais échouèrent à cause des conditions de subventions en Saxe. La Fédération et les Länder retravailllent les termes des subventions. Si grace à cela, des projets tels que ceux de Thüringe sont rendus possibles en Saxe, alors la ville de Leipzig se tiendra prete à les soutenir également.
Question: Seul un bureau d'architectes originaire d'Allemagne de l'est a été choisi parmi 145, et a réussi à montrer des travaux très interessants: Le bureau Ilg Friebe Nauber de Leipzig en collaboration avec le centre scolaire Maria-Montessori à Leipzig-Grünau. Cela prouve-t-il de «l'irruption de l'architecture mondiale dans l'une des région culturelle et architectonique la plus riche d'Europe», comme le critiquait le professeur Dieter-J. Mehlhorn de Kiel?
Martin zur Nedden: Je trouverais difficile de porter attention à l'origine des architectes. Ce qui compte avant tout, c'est la qualité de leurs travaux. Dans cette exposition, les quelques bureaux d'architectes de Leipzig qui sont représentés sont pour certains arrivés de l'ouest après la chute du mur, par exemple Schulz+Schulz et leur «laboratoire des Nuages» de l'Institut de Recherche Troposphèrique. D'autres quittèrent les anciens états d'Allemagne de l'Est pour s'installer à Berlin, ou bien en ex-Allemagne de l'Ouest.
Question: Néanmoins des habitants établis depuis longtemps à Leipzig dénigrent le Musée des Beaux Arts. On entend aussi des opinions défavorables au sujet des nouveaux plans du Brühl; on craindrait meme une perte d'identité.
Martin zur Nedden: Je ne pense pas que ce soit une question d'architecture de l'est ou de l'ouest. Ces débats relèvent en fait d'une seule question: architecture moderne ou pas? Le Professeur Thomas Topfstedt avait déjà posé un regard critique sur la structure du Brühl pendant la periode RDA. L'intention de méler différents styles architecturaux avait joué un role important dans le film de DEFA «Die Architekten». D'ailleurs, selon moi, certaines cités sont à l'Est mieux réussies du point de vue du design et de l'aménagement urbain qu'à l'Ouest-si elles n'etaient pas aussi densément peuplées.
Question: A Francfort-sur-le-Main, le public pouvait se promener sur un tapis constitué de photos noir et blanc: Une grande variété de contructions «d'après réunification» dont on ne peut pas parler en terme de «culture de l'aménagement». Les batiments d'affaires semblables à des «gateaux roulés», la course aux biens immobiliers, ainsi que les hard discount faisaient partie des exemples négatifs au sujet de Leipzig. Pourra-t-on les voir? Martin zur Nedden: Ce n'est pas sans dommage que le tapis de photo aura survécu à la periode de Francfort. Nous souhaitons néanmoins exposer les plus grandes parties intactes du tapis. Ce sont ce genre de choses en arrière-plan qui font que les autres performances brillent d'autant plus.
Question: Avec 17 performances de haut niveau, on peut dire que la ville de Leipzig est bien représentée. Est-ce justifié?
Martin zur Nedden: Je pense bien. Et je peux le dire car je ne m'en suis pas occupé. Dans les débats de spécialistes, la ville de Leipzig a toujours été très bien représentée depuis le début des années 90. Ici on a attaché de l'importance à la qualité. Bien-sur grace à la nuée des investisseurs, et aussi à l'histoire architecturale de la ville, il est plus aisé de placer la barre très haut. C'est en cela que l'exposition «Neu Bau Land» prouve qu'une architecture de bonne qualité n'est pas simplement de l'Art pour l'Art, mais la condition d'une fiabilité durable. Seuls ce type de batiments se loue bien sur le long terme.
Interview: Jens Rometsch
(Cet article est extrait du Leipziger Volkszeitung du 19 novembre 2007. Nous remercions le Leipziger Volkszeitung de nous avoir autorisé à mettre cet article en ligne.) |
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